Les lieux dits de Willems

Le Pureur

Le nom « Pureur » dans son origine patoisante définissait en fait le métier d'épureur de grains et il s'agissait particulièrement du blé.

Il n'a pas été possible jusqu'à ce jour de déterminer qui était le pureur de grains mais nous savons qu'il pratiquait entre 1876 et 1900 dans la mansarde de l'actuelle habitation de Mme Prevost. On peut encore apercevoir sur la toiture, la « béotte » qui servait à monter les sacs de grains.

Le pureur pour effectuer son travail se servait d'un grand tamis et d'un mouvement circulaire très spécial pour parvenir à isoler le grain de l'ivraie.

Il redonnait le résultat de son travail au cultivateur qui obtenait alors les semences pour une prochaine saison.

Rocmetz

Le hameau de Rocmetz se situe au Nord-Est de Willems et se divise en deux parties, la première sur le territoire de la Commune dont la principale voie d'accès est la rue du même nom ; la seconde sur le territoire de Sailly-Lez-Lanno, en frontière avec la Belgique depuis les traités de 1769 et 1779 dits « traités des frontières ».

Origine du nom :

Rocmetz s'est aussi écrit, à travers les temps : ROQUEMETZ, ROCMET ou ROQUEMEZ ou encore ROCHET.

Son orthographe actuelle provient de la contraction du mot ROQUE METZ :

ROQUE : forme picarde du mot Roche ou Rocher, soit le point topographique le plus élevé du secteur.

METZ : signifie en Flandres une maison rurale isolée ; dans le midi, on l'appellerait MAS.

Il n'est donc pas interdit de penser que Rocmetz est l'association de ces deux mots car ce lieu est bien le plus élevé de la Commune.

La deuxième voie d'accès au hameau de Rocmetz a encore aujourd'hui toute sa signification historique. Le Chemin du Meunier conduisait, jusqu'aux environs de 1925, au moulin de Rocmetz. Celui-ci était situé au débouché du Chemin du Meunier, dans la rue de Rocmetz, à l'entrée du chemin qui descend vers la Baraque. Le dernier Meunier fut Rémy PUVION. L'apparition des minoteries à vapeur, plus productives, allait sonner le glas pour nos vieux moulins de Flandres.

S'ils tiennent encore une telle place dans le langage et la publicité, c'est que le moulin eut son heure de gloire. Faisant farine en ses entrailles, il fut longtemps machine indispensable aux hommes et on le voyait en abondance sur la Plaine de Flandres et autour des villes.

Le moulin centre de vie

Importante est la place du moulin dans le village. Avec l'église, il était le lieu privilégié de rencontres. C'est un centre d'activités, et les routes qui y mènent sont assidûment fréquentées ; véritable potinière du pays, il porte au village les cancans que viennent de recevoir le meunier et la meunière. A tel point qu'en 1791, un projet de création d'une « Gazette des Moulins » vit le jour à Cambrai et ne contenait qu'un composé de propos tenus dans les moulins. D'ailleurs, qui ne connaît une chanson, une fable ou un roman dont le meunier est roi...

 

Le Marais

Si Willems possède peu d'éléments sur son histoire, l'origine germanique du nom « Willem » laisse supposer qu'un soldat Teuton du nom de Guillaume s'y installa. Le village eut, pendant plusieurs siècles, cette particularité d'être divisé en deux seigneuries :

  • Terre d'Empire qui contenait le village et l'église, et qui relevait de la seigneurie de Lobel à Néchin.
  • Terre de Châtellerie de Lille, avec le hameau de Robigeux, les seigneuries de Fresnoy et du Bus, qui mouvaient de la baronnie de Cysoing.

La commune de Willems disposait donc d'environ 55 hectares qui furent divisés en nombreuses parcelles attribuées durant leur vie à chaque foyer. Le caractère de propriétaire tombait avec l'extinction du « foyer ». La parcelle était alors réaffectée au foyer en tête de la liste communale.

En 1966, une modification réglementaire permit de clarifier une situation devenue archaïque :
la commune signa alors des baux avec les fermiers ; en contre partie, elle indemnise chaque année les anciens attributaires sur la base de leur surface et du prix du quintal de blé ; aucune attribution n'est plus réalisée depuis, c'est un peu comme les « bouilleurs de crus », un privilège en voie d'extinction.

Date de dernière mise à jour : mercredi, 10 Octobre 2012